Hôtellerie-Restauration. Recruteurs cherchent fidèles employés

 Un secteur où il n'y a pas de chômage./Photo DDM, F. R.

Un secteur où il n’y a pas de chômage./Photo DDM, F. R.

Quatrième employeur de France, l’hôtellerie-restauration peine à recruter et fidéliser ses salariés. En Midi-Pyrénées, le syndicat national de la profession et Pôle Emploi collaborent pour revaloriser ces métiers.

« C’est un secteur où il n’y a pas de chômage ». Christiane Durand, responsable de l’équipe Hôtellerie-Restauration à l’agence Pôle Emploi de Jolimont, est formelle. Dans cette branche professionnelle, il y a bien du travail pour tout le monde. Un constat particulièrement vrai en Midi-Pyrénées, où l’hôtellerie-restauration est le troisième secteur d’embauche ex æquo d’après l’enquête Besoins en main-d’œuvre 2012. Pourtant, satisfaire les 10 340 projets de recrutement prévus s’annonce difficile. Car si les besoins saisonniers sont aisément pourvus, la main-d’œuvre qualifiée est plus difficile à trouver. « La gamme d’emplois et de salaires est très étendue, explique Christiane Durand. Cela peut aller du commis dans un petit établissement au cuisinier chez un chef étoilé ».

LIMITER UN TURN-OVER TRÈS IMPORTANT

Mais le plus difficile reste de fidéliser les employés. Dans cette branche, ils sont 29 % à démissionner en cours de contrat. Pourtant, « les mentalités des recruteurs ont changé », assure Nathalie Marquet, déléguée régionale du Synhorcat (Syndicat national des hôteliers restaurateurs cafetiers traiteurs). Maigres salaires, travail tous les jours et horaires tardifs ne sont plus d’actualité. Le Synhorcat s’est engagé depuis plusieurs années à revaloriser les rémunérations et améliorer les conditions de travail. En signant une convention avec Pôle Emploi, il compte aller plus loin dans l’accompagnement des demandeurs d’emploi et la communication autour des métiers. « Il faut montrer que les possibilités d’évolution sont nombreuses », explique Nathalie Marquet. Mais aussi mettre en place des parcours de formations. De pizzaiolo à serveur en passant par barman, ces formations sont généralement courtes et permettent de travailler rapidement. Pour les plus jeunes, les contrats de professionnalisation et l’apprentissage sont privilégiés. Une façon de limiter le turn-over en offrant à tous des postes adaptés.

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