La TVA sur la restauration à 11 ou 12 % l’an prochain

 

Selon une information diffusée dès 7 heures ce matin par Europe 1, l’Élysée aurait entériné une hausse de la TVA sur la restauration de 4 à 5 points, qui passerait ainsi de 7 % à 11 % ou 12 % dès le début 2013.

Alors que le député socialiste Thomas Thévenoud et l’UMP Jérôme Chartier avaient accepté, hier après -midi, un débat sur la TVA lors du congrès du Synhorcat , et que Sylvia Pinel, ministre du Commerce et du Tourisme, avait indiqué dans son discours de clôture du congrès que rien n’était décidé, l’annonce  a provoqué une très vive réaction deDidier Chenet sur les ondes d’Europe 1.

Cette décision, lancée depuis la présidence de la République, en contradiction flagrante avec les promesses de campagne de François Hollande, suscite bien évidemment une légitime colère, la profession étant encore une fois livrée à la vindicte médiatique quand un conseiller de la présidence, sans le moindre commencement de preuve, affirme que la profession n’aurait pas joué le jeu du contrat d’avenir signé en 2009 à la suite de la baisse de la TVA à 5,5 %.

Non seulement les pouvoirs publics ont choisi de pénaliser une profession qui créé des emplois, plus de 14 000 depuis le début de 2012 selon les chiffres évoqués hier, mais également de porter attteinte au pouvoir d’achat des salariés déjà lourdement touchés par la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires.

Il y a fort à craindre que cette hausse, qui intervient après celle de deux points imposée au début de l’année lors du relèvement du taux dérogatoire, ne provoque plus de problèmes qu’elle ne contribue à l’équilibre des finances publiques que le Gouvernement se révèle incapable de maîtriser. Le ‘gain’ escompté pour le budget de l’État est évalué à un milliard d’euros par an, au nom – suprême ironie – de la relance de la compétitivité de l’économie française, en contradiction flagrante avec les analyses les plus pertinentes sur la nécessité d’une relance de l’activité.

Interrogé dès 8 heures ce matin par Europe 1, Didier Chenet n’a pas mâché ses mots en dénonçant avec vigueur les effets négatifs d’une telle hausse : perte de rentabilité, arrêt des investissements, affaiblissement du pouvoir d’achat des salariés qui bénéficiaient depuis trois ans d’une ‘prime tva’ et, surtout, risque de suppression de 50 000 emplois, un point de TVA correspondant à 10 000 postes.

Nous reviendrons sur cette actualité au fur à mesure que les réactions des professionnels et de leurs représentants se formuleront.

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