la saisonnalité en Hôtellerie restauration une problématique prise en compte par le groupement RESO

 

François Effling, CPIH et Jacqueline Fabre-Morino, RESO FRANCE.

 

Que retenez-vous de ces rencontres ?
François Effling : Depuis le temps que la CPIH se bat pour la saisonnalité, je crois qu’on voit enfin le bout du tunnel. Le nombre des participants (pas loin de 140 personnes) confirme la nécessité de travailler sur la spécificité du travail et des entreprises saisonnières. La création d’un code Naf (APE) pour les entreprises saisonnières permettrait d’avoir une véritable photographie du secteur avec des chiffres sur lesquels on pourrait s’appuyer. C’est quelque chose auquel on doit aboutir. Paradoxalement, j’ai remarqué que peu de gens savaient qu’il existait un statut du salarié saisonnier.

Quelle est la suite maintenant ?
F. E. : Il ressort de ces rencontres la volonté de mettre en place une vraie politique du travail saisonnier dans tous les domaines, que ce soit dans l’agriculture comme dans l’hôtellerie et la restauration. J’en profite pour féliciter Jacqueline Fabre-Morino, présidente d’Alatras et collaboratrice Reso France, pour la bonne organisation de cet événement. Il faut aussi saluer le conseil régional Aquitaine et la mairie de Biscarosse, qui ont compris l’importance de la saisonnalité. Nous avons fait le tour de toutes les contraintes et nous devons désormais aller plus loin en ayant le soutien de Sylvia Pinel, ministre du tourisme. Celle-ci doit absolument prendre en considération nos travaux comme nos préoccupations.

Vous avez un des pionniers de la saisonnalité. Comment voyez-vous son avenir ?
F. E. : La CPIH et la FAGITH ont été les précurseurs de la création de la branche des saisonniers. Les deux syndicats ont du reste créé en 1977 le GNS (Groupement National des Saisonniers) dont l’objectif était de mettre en commun les travaux sur la saisonnalité.  Ce regroupement existe toujours mais il est en sommeil. Peut-être nous servira-t-il de nouveau dans l’avenir. En ce qui concerne le zonage des vacances d’été, je crois que j’ai été le premier à défendre ce principe, il y a plus de dix ans maintenant. Ca existait en Allemagne, en Hollande et en Belgique. Il y a moins de risques sur les routes car il y a moins de monde en même temps. Cet étalement de la saison fait aussi qu’il y a moins de pression sur les prix et la qualité de l’accueil en est améliorée car il y a moins de stress sur les employés. J’ai envie de vous répondre que l’avenir, c’est la saisonnalité. Le fonctionnement des entreprises évolue et il faut cesser de se cacher la réalité.

Source : l’hôtellerie

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