Congrès de l’Umih : « Qu’on nous laisse travailler dans la durée »

 

lundi 3 décembre 2012 16:23

21 – Côte-d’Or

Les branches de l’Umih se sont retrouvées lors du congrès de lors organisation à Dijon des 22 à 25 novembre. Chez les saisonniers, l’obtention d’un statut de l’entreprise saisonnière est une revendication de longue date qui n’a cependant pas encore abouti. Thierry Grégoire, président national des saisonniers de l’Umih, bataille également pour la mise en place d’un contrat à durée déterminée et souhaite davantage de formation continue dédiée. En ce qui concerne le logement, une dizaine de résidences sont en passe de voir le jour. Dans ce domaine, les choses avancent, se félicite-t-il. Parce qu’il défend une branche transversale, Thierry Grégoire réclame du bon sens de la part du Gouvernement . « Qu’on nous laisse travailler dans la durée », a-t-il martelé, évoquant plusieurs dossiers comme les rythmes scolaires, les terrasses ou l’accessibilité. Des thématiques partagées par les cafetiers et leur président Laurent Lutse, qui annonce le rattachement à l’Umih du Syndicat national des établissements gays (Sneg) et sa volonté de relancer la fédération européenne des discothèques et dancing. Ilsouhaite aussi une nouvelle réglementation en faveur des transferts de licence et une politique de soutien aux cafés ruraux. Même attachement aux territoires chez les restaurateurs. « La restauration joue un rôle essentiel dans l’activité des territoires », rappelle leur président, Hubert Jan. 2013 sera une année de construction pour la branche avec la mise en place de l’entité des traiteurs et organisateurs de réception, le développement de formations pour les patrons et les salariés sur des schémas courts ou encore la refonte du titre de Maître restaurateurs. Hubert Jan souhaite également pouvoir travailler en collaboration plus étroite avec les associations de restaurateurs et les étoilés.
Jacques Barré, président du GNC, a rappelé de son côté que 50 % des établissements chaînés étaient tenus par des indépendants. « Les chaînes et les indépendants partagent les mêmes préoccupations : fiscales, réglementaires et sociales. Dépêchons-nous de travailler sur le long terme », a-t-il ajouté à l’attention de la ministre du Tourisme.Laurent Duc, président des hôteliers de l’Umih, réclame lui aussi de la lisibilité. Dans ses combats : les opérateurs en ligne bien sûr, mais aussi le développement des locations de chambres dans des appartements privés et des chambres d’hôte qui ne sont pas assujetties aux mêmes contraintes réglementaires, ou encore cette nouvelle taxe qui touche les congrès médicaux. « Résultat, ils vont de l’autre côté de la frontières », constate-t-il, demandant à son tour davantage de bon sens. Dans la visée encore : l’accessibilité, dossier majeur en 2013.

Sy.S.

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