surmonter les effets de la crise

Villefranche-de-Rouergue (12) La crise économique et ses répercussions ont été au centre de l’assemblée générale de l’Umih 12.

De gauche à droite : Philippe Panis, président de l’Umih 12, Thierry Grégoire, président des saisonniers de l’Umih, et Manuel Cantos, président de la CCI Aveyron.


« Chaque mois, depuis quatre mois, nous sommes confrontés dans notre département à la fermeture de trois établissements – hôtels, restaurants ou bars », a affirmé, dimanche 24 février, Philippe Panis, le président de l’Umih Aveyron lors de l’assemblée générale du syndicat.« Le ticket moyen est à la baisse. Il faudrait faire plus de volume mais nous n’avons pas suffisamment de clients. Nous sommes tributaires de leur pouvoir d’achat », a-t-il ajouté. Parmi les nombreux facteurs qui pénalisent le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, le secteur bancaire a une nouvelle fois été pointé du doigt. « L’argent ne circule plus, les banques ne prêtent plus alors que les taux n’ont jamais été aussi bas. Cela met en difficulté des entreprises qui sont pourtant saines. La banque est le maillon faible de l’économie réelle », a soulignéThierry Grégoire, président national des saisonniers.

Pour tenter de remédier aux effets de la crise économique, l’Umih 12 a sollicité Socodit, un cabinet d’audit et de conseil basé à Cahors, qui a axé sa réflexion sur deux thèmes : ‘pourquoi les banquiers sont-ils si frileux ?’ et ‘comment procéder pour obtenir de meilleurs ratios ?’ « Le banquier doit être un partenaire. Il accompagnera avec plus de pertinence une entreprise qui lui fournit régulièrement un prévisionnel de ses activités, de sa trésorerie », a affirmé Bernard Vincent, président de Socodit.

Ne pas tuer le dernier bistrot du village

Thierry Grégoire a préconisé de travailler avec les pouvoirs publics pour que chambres et tables d’hôte, associations culturelles et sportives soient soumises aux mêmes contraintes que les restaurants. « Il ne faut pas tuer le dernier bistrot qui reste dans un village », a-t-il dit. Au niveau national, l’Umih s’apprête à développer un « service clé en mains »pour redonner vie aux cafés et restaurants ruraux, incluant l’étude de faisabilité, la recherche de financements, les équipements, un service journaux, tabac, poste, une petite restauration, etc. Ce service existe déjà dans l’Aveyron via l’association Faitout créée par Claude Balthazar, l’ancien président de l’Umih 12.

Bernard Degioanni

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