Ces emplois qui ne trouvent pas preneur!

16 avril 2013 à 12:43
Fin 2012, sur les 71 000 offres d’emploi pour un cuisinier, 7% n’ont pas été pourvues, et 22% avec difficulté.

Cuisinier, vendeur, conducteur… Sur certains postes, la demande excède l’offre, selon une étude patronale qui souligne l’importance de la formation.

Par DOMINIQUE ALBERTINI

Si le chômage n’a cessé d’augmenter depuis près de deux ans, certains métiers ne connaissent pas la crise. Cuisiniers, vendeurs ou conducteurs, entre autres, restent très recherchés par les entreprises, au point que certaines offres d’emploi sont difficiles à pourvoir. C’est ce que met en évidence le baromètre «Tendance emploi compétence (TEC), mis au point par le Medef et présenté mardi matin par Laurence Parisot.

«Il s’agit d’un outil d’intérêt général et d’une puissance considérable», s’est targuée la présidente de l’organisation patronale. Selon elle, l’enquête souligne le besoin de formation professionnelle, pour mettre en adéquation offres et demandes d’emploi. Les résultats sont«extrapolés» des réponses de quelque 24 000 entreprises sur leurs embauches projetées ou réalisées au quatrième trimestre 2012. Au total, ce sont  28% des entreprises françaises qui auraient désiré embaucher au moins un salarié. Le volume total de postes à pourvoir était de plus d’un million.

Mais 4% des entreprises, représentant 112 000 possibilités d’embauche, auraient abandonné leur recherche. Dans un peu moins de la moitié des cas, la raison avancée est la «difficulté à trouver un candidat disposant des compétences attendues». Quant aux 4% d’établissements ayant recruté «avec difficulté» et ayant mis en place des solutions pour y remédier, ils représentent 156 000 embauches, dont la moitié se sont accompagnées de formations pour les nouveaux salariés.

L’enquête présente un «Top 5» des postes recherchés : fin 2012, sur les 71 000 offres d’emploi pour un cuisinier, 7% n’ont pas été pourvues, et 22% avec difficulté. Au même moment, 19% des offres pour des «employés et agents de maîtrise de l’hôtellerie et de la restauration» ne trouvaient pas preneur. Les caissiers, conducteurs et vendeurs suivent. En revanche, les cadres de la banque et des assurances, les techniciens de l’informatique ou encore les employés de comptabilité figurent parmi les métiers les moins recherchés.

Au premier trimestre 2013, les aides à domicile, les cadres commerciaux et les ingénieurs de l’informatique, entre autres, devraient faire l’objet d’une forte demande. L’enquête TEC doit être actualisée régulièrement par le Medef – chaque semestre ou chaque trimestre.

«Nous souhaitons que cet outil soit utilisé dans le cadre de la conférence sociale [attendue pour juin, ndlr] si une partie des travaux est consacrée à la formation, a annoncé Laurence Parisot. Il pourra également servir dans la négociation sur l’assurance chômage, car nous souhaitons que les entreprises qui forment le plus leurs salariés payent moins de cotisations.»

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